Bonsoir Gao Yang,
Je vais te raconter une histoire...
Un jour, une dame qui se sentait très seule trouve dans une prairie une superbe petite fée en cueillant un coquelicot.
La fée prenait du bon temps, se dorant au soleil en faisant sécher ses ailes mouillées par la rosée.
Comment t'appelles-tu jolie fée ?
Je m'appelle Gao Yang, et d'un coup de baguette magique le bouton du coquelicot se change en une superbe fleur.
Chaque pétale est une fine tranche de mon cœur. Le moment venu, les pétales se détachent et vont embrasser les mamans de la terre entière.
Comme c'est gentil lui dit la dame qui aimait déjà Gao Yang. Je vais te ramener chez moi, et tu auras la plus belle des maisons, je t'en fais la promesse.
Voila la dame qui emporte la fée Gao Yang enroulée dans un mouchoir de soie, et la place confortablement dans son sac.
Arrivée à destination, comme promis, elle installe la fée Gao Yang dans une superbe maison de poupées, qu'elle tenait de sa grand mère.
Il y avait tout le luxe possible, l'électricité, de grandes fenêtres, un bon lit douillet, de belles assiettes, un beau mobilier, enfin tout.
Au bout de plusieurs jours la fée Gao Yang, dont les ailes n'étaient plus mouillées par la rosée commençait à dessécher, elle était triste.
La dame demande à la fée, mais pourquoi es-tu aussi triste ?
Tu vois dit la fée Gao Yang, donner la vie aux coquelicots c'est ma raison de vivre, lorsqu'ils sont bercés par les vents je les entends chanter.
Je suis sous la pluie ou sous le soleil, sans autre confort que de me lover dans le creux d'une fleur, mais je peux me sentir vivre, les odeurs des fleurs des champs,
m'emporte très loin dans mes rêves, je peux regarder l'immensité du ciel sans que rien ne m'arrête, mes cheveux sont caressés par des anges, à chaque nuage qui passe.
Ta maison est confortable, mais je n'ai pas de rêve, je ne me sens pas à l'aise, je ne peux pas admirer les étoiles.
Toutes les mamans du monde n'ont plus de baiser, puisqu'il n'y a plus de coquelicots, s'il te plait, laisse moi partir.
La dame répond à la fée qu'elle l'aimait trop, que Gao Yang illuminait sa vie. La maison de sa grand mère revivait avec elle.
Que deviendrais-je sans toi Gao Yang, tu mets tellement de bonheur dans mon coeur. Non, je ne peux pas te laisser partir, je veux te garder.
Les jours passent et la fée Gao Yang sèche encore et encore, car elle n'a plus les rires des mamans pour la soutenir, elle n'a plus les pétales de fleurs à envoyer.
Elle n'a plus le regard des étoiles, et la caresse des anges. La dame prend alors la fée dans ses mains, et soudain se met à pleurer.
Comment a-t-elle plus être si égoïste et ne pas voir que la vie de cette petite fée était si précieuse ?
Comment a-t-elle pu priver autant de mamans du bonheur d'un baiser ?
Comment a-t-elle pu s'approprier une vie ?
Alors la dame repart dans la prairie où elle a trouvé la fée Gao Yang et la posa délicatement dans le coeur d'une fleur de coquelicot qui se referma sur elle.
A peine le dos tourné, la dame reçoit sur la joue... Une pétale de coquelicot, mais en se retournant, n'a pas pu voir la jolie petite fée.
Arrivée chez elle, la dame en se regardant dans la glace vit que le rouge était encore sur sa joue, elle essaye de l'enlever, mais en vain...
C'est pour cette raison que les mamans ont des joues roses, elles ont eu un jour sur les joues, un baiser d'une gentille petite fée.
Tu comprends maintenant pourquoi il est si important de remettre en liberté un animal qui ne peut pas vivre captif... Il a certainement une vie qui l'attend bien remplie.
Il te manque, certes, mais tu ne peux pas être égoïste au point de lui enlever sa vie.
Cette petite histoire, je viens de l'inventer pour toi, comme si tu étais près de moi...
J'ai pris l'exemple d'un coquelicot, car c'est ma fleur préférée, tu ne peux pas la mettre en vase, et elle meurt sitôt que tu la cueille.
Elle se pare au soleil de doux reflets transparents, et son parfum est aussi léger qu'une plume au vent.
Ton moineau est pareil, il est vif et léger, et meurt s'il est prisonnier.
Je te fais un gros bisous
