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Ghislaine
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« Répondre #4 le: Mars 03 2011, 14:41:02 » |
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Bonjour Danièle,
Il y a une quarantaine d'années les perroquets que nous avions n'étaient certes pas aussi bien qu'ils le sont actuellement, (enfin en général) parce qu'il y a bien des fois, on remarque qu'il n'y a pas eu d'évolution de l'homme. Nous avions peu de livres, un seul nous expliquait comment dresser et bien nourrir son Jaco (Teitler). Ce livre, je l'ai eu longtemps comme livre de chevet, il m'a bien aidé pour connaitre mon premier perroquet.
Ces oiseaux étaient prélevés (et sont encore prélevés pour certains) dans des circonstances plus que douteuses, mais de cela, nous n'en avions pas échos, parce que l'information n'était pas ce qu'elle est actuellement. Nous avions devant nos yeux un animal sauvage, qui crachait, qui hurlait, il fallait une sacrée dose de patience, pour juste passer, devant la cage sans qu'il éprouve la moindre peur. Au bout de plusieurs années, nous arrivions à lui toucher la tête, et réussissions l'ultime exploit de la faire venir près de nous. Le perroquet reconnaissait le soigneur et les membres de la famille, mais ne permettait pas à quiconque de le toucher.
Mis à part l'humain de référence qui pouvait le toucher, le caresser, mais surtout pas le prendre à pleines mains, nous étions quand même proche, même si les mots étaient limités, le gris aimait faire rire, être le centre de l'univers, tenait une place parmi les animaux de la famille. Certes on ne lui réservait pas la place qu'il a actuellement, mais je pense surtout que c'est le fait qu'il nous le permettait pas, ayant toujours cette part de "sauvage" en lui.
Les oiseaux de volière avaient aussi toute notre attention, sur ce fait, je pense que rien n'a changé.
Les perroquets actuellement, une grande majorité viennent de l'élevage, ils n'ont plus cette part de "sauvage" qui résistait plusieurs années. Ils ont seulement le caractère qu'on leur permet d'avoir lors des premières manipulations, des premiers soins, de la façon qu'on les prend. Certaines espèces sont plus difficiles que d'autres au point de vue sociabilisation. Il est évident qu'un oisillon aseptisé au départ, qui n'a vu que le soigneur, et qui n'a pour compagnie que sa fiche de prise de poids, sera moins sociable et plus peureux, donc plus agressif, que l'oisillon qui sera manipulé par toute la famille, qui vivra au cœur de la maison et qui voyagera d'une main à l'autre. Lequel ira dans votre foyer ? Cela vous ne le savez pas, car ce n'est pas inscrit sur la tête de l'éleveur. A-t-il fait du bon travail ?
- oui, pour le premier, le moins sociable, il a permis une bonne croissance à l'oisillon et il n'a aucune maladie - oui pour le second, car il a permis à l'oisillon de mettre ses anticorps en marche, et le rendre plus sociable, plus tolérant, moins peureux
Tout n'est qu'une question de point de vue. Le sevrage est une étape importante pour le petit oiseau. Cela permet, pas seulement de se construire sur le plan de la santé, mais aussi psychiquement, lui montrer les aspects de sa futur vie qui ne sont pas innés. Celui qui est dans l'aseptisé, n'aura qu'un aperçu de sa vie future, il sera anxieux, inquiet, et ne pourra pas s'exprimer qu'avec des difficultés.
Le perroquet n'a pas cette part de "sauvage" car les parents sont eux-mêmes pour la plupart, nés en captivité, mais c'est l'homme qui ne le prend pas toujours bien au départ. Qui ne sait pas, ou ne veut pas, modifier ses comportements, ses habitudes pour permettre à l'oisillon de s'insérer sans dommage dans sa future vie. Il est dans l'inconnu le plus absolu.
Vous qui avez ces perroquets, ne comprenez pas forcément les réactions des oiseaux, mais ils n'ont pas appris ce qu'il fallait faire ou ne pas faire. Un coup d'aile pour eux est un geste tout à fait normal, un coup de bec aussi, voler dans les cheveux, piquer le cuir chevelu, pincer la joue ou l'oreille, tout cela est naturel. Ce que vous prenez pour une agression, n'est en réalité qu'une forme de communication. Toutes les petites misères que les perroquets nous font subir, ce n'est tout simplement qu'une éducation à reprendre, et non un aspect avec la méchanceté, ou une comparaison avec la vie sauvage. Le perroquet dans nos maisons, dans notre famille doit apprendre, et cela ne peut pas se faire du jour au lendemain, il faut un temps variable en fonction du perroquet lui-même, et non d'une échelle d'intelligence. L'oiseau sera peut-être plus long à comprendre, parce qu'un geste, une attitude de votre part ne lui plait pas, et pourquoi apprendrait-il pour vous plaire, alors que vous le contrariez sans cesse ?
On récolte ce que l'on sème ! Soyez : - constant dans votre éducation, - doux dans vos remarques, - complaisant dans votre attitude, - compréhensif dans vos demandes, - indulgent dans votre réflexion, - patient dans votre comportement - enfantin dans votre âme - superficiel dans vos échanges
Vous aurez ainsi beaucoup plus de chance d'avoir un perroquet presque bien élevé, parce que la perfection n'existe pas chez le perroquet, qui sont à mon avis bien plus humble que nous. Si le comportement du perroquet change, commencez par vous demander si ce n'est pas vous qui changez, ce qui est humain lorsqu'on est fatigué, énervé, ennuyé, mais cela, le perroquet le ressent mais ne le voit pas. Ce qu'il perçoit comme un changement en vous, instinctivement il le ressent comme un danger potentiel, et le fait de pincer la source du danger... va l'éloigner. Ne négligez pas les communications de l'oiseau, et ne lui faites pas porter le chapeau des choses dont vous n'avez pas la solution.
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