La perruche d' Ouvéa, ou eunymphicus uveaensis, est une espèce endémique qui vit dans les champs et les forêts de Mélanésie, sur l'île d' Ouvéa. Elle en est l'emblème.
elle mesure 32cm pour un poids de 100 à 150g. Son plumage est majoritairement vert, avec une zone plus claire sur le ventre. Le masque est vert sombre, et une huppe verte et noire (non érectile) se dresse sur sa tête. Une tâche rouge orne son front. Le bord de ses ailes et ses rémiges sont bleus. Il existe un léger dimorphisme. Le mâle est en effet légèrement plus gros et avec un bec plus large. Cette perruche se nourrit de graines, mais aussi de papayes, passiflores, et piments.
Elle nidifie au cœur de troncs d'arbres, recouvrant les œufs de fibres de bois en décomposition.
La maturité sexuelle est de deux ans pour la femelle, et trois pour le mâle. La femelle pond une à deux fois par an trois ou quatre œufs qu'elle va couver durant 21 jours. Durant cette période elle ne s'interrompt que pour être nourrie par le mâle.Les petits éclosent en deux temps: les deux premiers au cours des premières 24 heures, les deux suivants après 48 heures.Ils naissent aveugles et couverts d'un léger duvet blanc. Au bout d'une quinzaine de jours le duvet devient gris plus fourni et gris sombre. C'est alors que les yeux s'ouvrent.A trois semaines, les plumes des ailes et de la queue apparaissent.A six semaines le plumage achève sa pousse. Le bec est alors jaune, et la tâche frontale rouge apparaît. A l'âge de six mois, les couleurs définitives du plumage et du bec sont enfin visibles.
Actuellement, la dame d' Ouvéa, ainsi qu'on la surnomme, est en voie d'extinction. Leur nombre est estimé entre à 800 dans la nature, dont 100 à 200 couples en âge de se reproduire.Aussi est-elle classée en annexe I de la Convention de Washington, et considérée en danger par l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).Les rats noirs et surmulots, qui sont les principaux prédateurs naturels des jeunes sujets dans le nid, ont fait l'objet de mesures de prévention, d'où leur absence sur l'île. Quelques rares spécimens se retrouvent en captivité, du fait d'éleveurs ou de trafiquants. La faible zone de répartition de l'espèce (132km2) et la croissance démographique font que ce nombre restera toujours, hélas, très faible.
Sources:
http://www.cites.org/fra/cop/11/prop/34.pdfhttp://www.flickr.com/photos/obsalifou/4175073767/http://www.endemia.nc/faune/fiche.php?code=270